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Données et méthodes
Sources des données d’activité
Facteurs d’émission
Méthodologies (GIEC)
Objectifs de réduction
Les émissions de GES ont été projetées à l’horizon 2030 en prenant en considération les hypothèses appliquées au scénario de référence et à chaque scénario d’atténuation. Le scénario de référence est celui selon lequel les émissions de GES sont produites dans un système où aucune politique de maîtrise des émissions n’est menée. Cette référence a permis
d’estimer l’efficacité des politiques et mesures menées pour lutter contre les émissions de GES.
Un long processus de concertation avec les départements ministériels concernés, les
établissements publics et le secteur privé a été engagé en vue de l’identification de mesures d’atténuation pertinentes et conformes aux objectifs et aux priorités de développement économique et social du pays (paragraphe 94 de la décision 18/CMA.1).
Les projections des émissions et absorptions sont reprises dans le tableau 27 ci-dessous. Ces projections commencent par l’année 2023 qui est la dernière année considérée par l’Inventaire des GES le plus récent (paragraphe 95).
Contribution des secteurs
CO₂ — Contribution des secteurs aux émissions
Le Burundi est un pays non émetteur de 2005 à 2022. En 2023, le bilan
émissions/absorptions devient positif avec une valeur de 345,798 Gg Eq.CO2.
Évolution des émissions nettes de CO₂ (2005 → 2023)
CO₂ — Tendance des émissions par secteur
Contribution des secteurs
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L’Agriculture (orange) : C’est de loin le secteur prédominant. Elle occupe plus des deux tiers du graphique (environ 70-75 %), confirmant son rôle majeur dans la production de méthane, généralement lié à l’élevage et aux cultures.
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L’Énergie (rose) : Ce secteur représente la deuxième source d’émissions la plus importante, couvrant un peu plus d’un quart du total (environ 25 %). Cela correspond habituellement aux fuites lors de l’extraction et du transport des combustibles fossiles.
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Le secteur FAT (bleu) : Ce dernier secteur (probablement lié à la gestion des déchets ou aux procédés industriels spécifiques) n’occupe qu’une part infime, quasi négligeable par rapport aux deux autres piliers.
CH₄ — Contribution des secteurs aux émissions
Ce graphique révèle une augmentation continue et préoccupante des émissions nettes de méthane ($CH_4$) sur les 18 dernières années, passant d’environ 1 680 tonnes en 2005 à 1 870 tonnes en 2023. Cette hausse globale de près de 11% souligne la difficulté persistante à maîtriser les sources de ce gaz (agriculture, déchets, énergie), dont le pouvoir de réchauffement est bien plus élevé que celui du $CO_2$ à court terme. L’absence de palier ou de baisse sur cette période indique que, malgré les politiques environnementales actuelles, les efforts de réduction doivent être considérablement intensifiés pour espérer inverser cette courbe climatique.
Évolution des émissions nettes de CH4 (2005 → 2023)
CH4 — Tendance des émissions par secteur
Contribution des secteurs
Ce graphique circulaire illustre la répartition des émissions de protoxyde d’azote ($N_2O$) par secteur d’activité, mettant en lumière une domination massive du secteur FAT (probablement lié à la gestion des Forêts, de l’Agriculture ou du Territoire selon le contexte) qui représente environ 85% du total. L’Agriculture arrive en deuxième position avec une part d’environ 14%, tandis que le secteur de l’Énergie occupe une place marginale, quasi anecdotique, avec moins de 1% des émissions. Cette analyse démontre clairement que pour réduire l’impact du $N_2O$ — un gaz à effet de serre au pouvoir de réchauffement près de 300 fois supérieur à celui du $CO_2$ — les actions doivent se concentrer quasi exclusivement sur les pratiques liées à l’usage des sols et aux activités agricoles.
N20 — Contribution des secteurs aux émissions
Contrairement au méthane, les émissions de $N_2O$ ont connu une chute spectaculaire et positive, passant de près de 150 tonnes en 2005 à un niveau proche de zéro en 2023. Cette réduction massive est d’autant plus cruciale que le secteur FAT (Forêts, Agriculture, Territoire) est à l’origine de l’immense majorité des émissions (environ 85%), loin devant l’Agriculture (14%) et l’Énergie qui reste anecdotique. Ces données suggèrent une transformation radicale et réussie des pratiques au sein du secteur dominant, permettant d’éliminer quasiment l’empreinte de ce gaz à effet de serre particulièrement persistant sur cette période.
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L’effondrement massif : En 2005, les émissions étaient dominées par le secteur FAT (en bleu), atteignant environ 130 unités, complétées par le secteur de l’Agriculture (en orange) pour un total approchant les 150 unités.
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La situation en 2023 : On observe une quasi-disparition des émissions totales. Les secteurs FAT et Agriculture, autrefois prédominants, semblent avoir été totalement éliminés ou réduits à un niveau négligeable. Seule une trace infime provenant du secteur Énergie (en rose) subsiste.
N₂O — Tendance des émissions par secteur


